Mon cœur a plus de feu…
Je suis rentrée chez moi il y a quelques jours seulement. L’odeur de la fumée était encore bien présente. Les abords des fenêtres, le canapé, le lit étaient couverts de cendres.
J’ai eu l’envie de souffler dessus, et je me suis surprise à observer la légèreté de ces pétales gris, leur délicatesse infinie à se soulever, tournoyer, se déposer à nouveau.
Comment imaginer qu’ils portent le fardeau d’une infinie tristesse, de forêts et de terres brûlées ?
Je regarde par la fenêtre, « la vie a repris son cours », comme un mois d’août calme, les incendies sont éteints ou presque, lit-on sur les réseaux. On martèle les consignes « ne pas jeter de mégot par la fenêtre ». Car oui, pour qu’une terre s’embrase, il faut bien une étincelle. Mais une étincelle sans carburant, ça ne donne pas un incendie incontrôlable.
Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec notre santé. Toutes ces maladies chroniques, ces cancers, ces burn-out, toujours plus virulents, plus nombreux, plus précoces, se déclenchent sur un terrain préparé de longue date. Il y a bien sûr l’étincelle (choc émotionnel, virus …) qui déclenche une inflammation d’auto-guérison.
Mais lorsque le terrain est épuisé, encrassé, surchargé (alimentation, polluants, stress chronique, fatigue, sédentarité, charge mentale, suractivité…), l’inflammation ne s’éteint pas et devient chronique, faisant ainsi le lit des maladies.
Prendre soin de notre terrain est la base pour qu’une étincelle ne se transforme pas en brasier (découvrez les 3 piliers majeurs pour soutenir votre terrain).
Il me semble qu’à l’image des fractales, ces incendies qui ravagent notre Terre se répètent à différentes échelles :
Dans nos organismes, dans nos cellules, dans nos modes de vie. Comme si une même histoire se racontait partout.
Face à cela, je reviens à l’eau. À sa symbolique si ancienne. Elle ne lutte pas contre le feu ; elle rétablit les conditions de la vie. Elle hydrate, relie, apaise. Sans elle, rien ne pousse.
Je crois que nous avons besoin de remettre de l’eau dans nos existences. Davantage de lenteur. De respiration. De liens qui nourrissent. De vivant.
Comme si, au milieu de ce monde qui se consume, il nous appartenait de devenir des sources plutôt que des flammes.
Je nous souhaite un début d’août relié à ce qui nous équilibre profondément : un peu plus d’eau là où tout s’échauffe, un peu plus de feu là où la Vie demande à jaillir.