La trajectoire des cyclones
La plage était bondée. Tout ce monde venu observer la grande éclipse solaire du 12 août. Les gens arrivaient par petits groupes et s’installaient ici et là avec leur pique-nique, dans un brouhaha tel qu’il couvrait la clameur des vagues.
La lune commença tout juste à embrasser le soleil. Les vagues s’arrêtèrent, à peine quelques mousses, puis plus rien : une mer lisse.
Puis le cri de joie d’un enfant : un dauphin ! Puis un autre ! Tout le monde s’est levé d’un bond, s’est rapproché du bord. C’était peut-être cent ou deux cents dauphins qui nageaient à quelques centaines de mètres, qui faisaient des sauts, des pirouettes. Et toute la plage répondait par de grands « ah ! » en écho.
Les dauphins, la lune, le soleil, cette lumière particulière sur l’océan scintillant… c’était féérique.
Tous ces humains tournés vers l’horizon, le cœur battant, le visage baigné de lumière… Ne sommes-nous, finalement, pas mus — et émus — par les mêmes choses ?
J’ai senti une paix immense se répandre en moi comme une onde. Une foi dans le vivant.
Un îlot de sens au cœur du chaos
Dans ce monde emporté par sa folie destructrice, ce monde en burn-out qui épuise les ressources et les gens, il y a toujours ce fondement vital, cet îlot central de sens et de beauté. D’humanité.
Cette écriture ancienne, gravée en nous, prête à jaillir face à un saut de dauphin.
Cela me fait penser aux cyclones : dévastateurs, annonciateurs de chaos… et en leur centre, une zone de calme paradoxal. Cet œil du cyclone, sublime allégorie de celui qui parvient à voir, dans la lumière, au cœur de la tempête.
La rentrée, ce cyclone qui épuise notre système nerveux
Pendant que la course folle du monde autour de nous libère une énergie élémentaire si puissante qu’elle nous épuise profondément et bouleverse nos repères, il est urgent d’emprunter souvent ce passage vers l’œil du cyclone.
Pour prendre le temps d’observer la crise sans y être immédiatement broyé — même si, pour le moment, le retour vers l’agitation reste inévitable.
C’est particulièrement vrai pendant la rentrée, qui ouvre un espace-temps intense et n’offrira d’accalmie que vers la fin de l’année… nous laissant hors d’haleine, avec la sensation que ces mois sont comme une traversée-éclair (les avons-nous vraiment vécus ?). Et pourtant, le poids d’une fatigue plus grande encore.
Système nerveux sympathique et nerf vague : des répercussions insoupçonnées
Les conséquences dramatiques sur notre planète, nous les connaissons. Mais avons-nous conscience des répercussions de cette suractivation de notre système nerveux sympathique — au détriment de notre capacité à revenir au calme, notamment via le nerf vague, dont je vous parle souvent ?
Sur notre santé. Sur nos émotions. Sur notre perte de motivation, parfois. Sur notre difficulté à prendre des décisions. Sur des douleurs qui ne disparaissent pas.
S’accorder des temps de repli : un besoin, pas un luxe
S’accorder ces temps de repli, dans un espace de calme et de sécurité, est indispensable pour préserver notre équilibre.
Ces moments permettent aussi de faire le point sur nos essentiels et nos objectifs, de ressentir ce qui est juste ou non, de rectifier si nécessaire. De cultiver notre clarté mentale et corporelle — car les deux sont indissociables (ou ne devraient pas l’être).
Je nous souhaite une rentrée sereine et pleine de joie.
Avec tout mon amour 🍊
✨ Envie de reprendre la main sur votre système nerveux ?
Découvrez 4 pratiques simples et concrètes à intégrer dans votre quotidien dans l’article : 4 pratiques pour réguler votre système nerveux au quotidien.
Envie d’aller plus loin, en atelier ou en accompagnement individuel ? Découvrez le Coaching Vitalité et les prochains Ateliers Bien-être à Bordeaux.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le nerf vague et pourquoi joue-t-il un rôle clé dans la gestion du stress ?
Le nerf vague est le principal nerf du système nerveux parasympathique, celui qui permet au corps de revenir au calme après une phase de stress. Plus il est stimulé régulièrement, plus notre capacité à sortir du mode « alerte » et à récupérer s’améliore.
Pourquoi la rentrée est-elle une période particulièrement éprouvante pour le système nerveux ?
La rentrée concentre de nombreuses sollicitations sur un temps court : reprise du rythme, nouveaux objectifs, charge mentale familiale et professionnelle. Cette accumulation maintient le système nerveux sympathique en activation prolongée, sans réel temps de récupération avant plusieurs mois.
Comment savoir si mon système nerveux est en état de suractivation chronique ?
Fatigue persistante malgré le repos, difficulté à prendre des décisions, perte de motivation, tensions ou douleurs qui ne s’expliquent pas, sommeil de mauvaise qualité : ce sont autant de signaux qui méritent d’être écoutés et accompagnés.