De la boue à la lumière !
« No mud, no lotus »…
Depuis quelques mois, je traverse une période un peu particulière, de transformation intérieure, vers plus de calme et de racines.
Ma sérénité, ma force, ne se sont pas offertes de manière fluide, en appliquant un processus en 3 étapes détaillé dans un livre de développement personnel, en marchant dans une allée bordée de cerisiers en fleurs… Non, c’est douloureux, parfois désordonné, une lutte maladroite dans la boue contre de vieilles blessures, des peurs qui m’étreignent de leurs petites pattes gluantes.
Peut-on se passer de ce corps-à-corps pour contacter ce « nous » vibrant et aligné ? Pour sortir de la survie, de la course insensée et nous connecter à ce qui est vivant en nous ?
J’aimais me dire que oui, je le pouvais. Mais aujourd’hui je me rends à l’évidence : les peurs nous enchaînent dans tous les « impossibles », les « je ne peux pas changer car ». Les affronter peut être terrifiant ! S’en libérer demande de faire un grand pas dans l’inconnu, dans l’inconfortable. Et pour ces raisons, nous n’y allons que rarement, si la vie ne nous précipite pas elle-même dans cette arène boueuse !
Oh et elle le fait, elle nous offre tant de face-à-face avec nos larmes et nos peurs… tant d’occasions de nous libérer pour enfin transmuter notre quotidien.
J’ai livré quelques batailles ces derniers mois, j’ai laissé tomber quelques épaisseurs. Le son qui résonne en moi me semble plus juste encore. Ma paix intérieure s’est élargie. Je peux la ressentir maintenant simplement en regardant les plantes, oui, si je prends un peu le temps.
J’ai eu 50 ans il y a quelques jours, et j’ai renoué, remplie d’une joie indicible, avec des amitiés anciennes. Un ami du collège – nous avions 11 ans alors – m’a dit hier : « Tu sais, je te reconnais complètement dans ce que tu es devenue, c’est tout toi ! »
Ces couches que nous faisons tomber successivement, une lutte après l’autre, dans l’arène (ou qui sait, au pied des cerisiers en fleurs !), ne nous découvrent-elles pas seulement tels que nous sommes ? Ce chemin et ces débâcles ne sont-ils pas là pour nous retrouver (et non nous trouver)?
Dans ce printemps claironnant qui s’élance, l’invitation est peut-être d’écouter l’appel du Vivant en nous. De profiter de cette sève puissante pour sortir de l’hibernation (comme on sortirait du coffre !) un sujet important pour nous, qui nous tient à cœur. A qui le temps est peut-être venu de dire simplement : oui.
Avec tout mon amour !
NB : Je vous partage les 3 nettoyages indispensables pour préserver votre vitalité, votre clarté mentale et votre joie.