Blues saisonnier : un ralentissement naturel, pas une fatalité
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Ah l’automne ! Ah les couleurs éclatantes des arbres rouges, orangés, perçant les verts persistants encore ici et là ! Oh ! Mais aussi la luminosité qui perd une bataille contre la nuit, les journées qui raccourcissent.
Et parfois, on ressent ces changements dans tout notre être : peut-être plus de fatigue, peut-être moins l’envie de se mêler aux autres, moins d’allant, le sommeil parfois perturbé, et ces envies de manger plus riche, plus sucré.
On dit de cette foule de symptômes que c’est la dépression saisonnière.
(Je vous propose ci-dessus 👇 des astuces simples et efficaces pour soulager les symptômes de la dépression saisonnière et pour prendre soin de vous, de votre immunité pendant cette saison).
La lumière, chef d’orchestre de notre horloge interne
Explication : l’exposition à la lumière naturelle diminue.
Or, celle-ci joue un rôle fondamental dans la régulation de notre horloge biologique (rythme circadien), mais aussi dans celle de notre humeur.
En effet, lorsque les jours raccourcissent, les capteurs visuels transmettent un signal au cerveau, ce qui augmente la sécrétion de mélatonine (l’hormone du sommeil) et diminue la production de sérotonine (l’hormone « de l’énergie et de l’humeur »).
Cette fluctuation est un mécanisme d’adaptation essentiel à l’environnement, qui ralentit notre métabolisme et plonge l’organisme en mode « économie d’énergie » (à la base pour survivre au froid et à la rareté de la nourriture).
Oui, comme tous les animaux diurnes, nous calibrons notre horloge interne sur la lumière du soleil et avons un besoin plus important de sommeil et de repos lorsque l’hiver arrive. C’est bio-logique !
S’empêcher d’hiverner : un coût pour la santé
Au lieu de cela, nous continuons d’être actifs du matin au soir, avec des plannings très chargés, enfermés toute la journée sous des lumières artificielles.
S’empêcher d’hiverner (dans le sens de ralentir, dormir plus), et donc perturber ce mécanisme profondément ancré dans notre horloge biologique interne peut avoir un impact négatif sur notre santé physique-mentale-émotionnelle :
- stress chronique : cela active un état d’alerte permanent car notre corps nous dicte que nous devrions être au ralenti,
- baisse des défenses immunitaires : ce stress physiologique permanent affaiblit nos défenses naturelles, nous rendant plus vulnérables aux infections, aux maladies,
- prise de poids, engorgement du foie : le métabolisme se ralentit, « brûle » moins son carburant, on a moins d’activité physique, et pourtant, on mange plus et plus riche.
Ce sont nos modes de vie anti-biologiques qui transforment ce qui devrait être un simple ralentissement saisonnier, naturel et nécessaire, en ce que l’on appelle aujourd’hui une « dépression saisonnière ».
On pourra objecter : contrairement aux animaux sauvages, nous avons abondance de chauffage et de nourriture pour ne pas nous préoccuper de notre survie.
Oui, mais malgré cela, notre organisme dépend toujours de son horloge biologique et nous réagissons à notre environnement (et nous ne causerions pas de dépression saisonnière !)
Une invitation à ralentir
L’invitation est ici de prendre conscience un peu plus de ce qui fait de nous des êtres vivants reliés au Vivant. Et à défaut de pouvoir hiverner dans le sens qui serait dicté par nos cellules, au moins de reconsidérer le blues hivernal si nous en ressentons les effets, et de nous offrir des temps de pause, de ralentir le rythme, ne serait-ce que quelques minutes par jour pour prendre soin de cette belle horloge intérieure qui rythme nos vies.
Je vous envoie une brassée de tendresse tressée de feuilles automnales chatoyantes.
Avec tout mon amour ! 🍊
🎬 Pour aller plus loin
Un documentaire Arte passionnant sur le concept du vide… qui m’a bien donné à réfléchir. J’espère qu’il vous plaira !
🍂 Prendre soin de vous cet hiver
Découvrez des astuces simples et efficaces pour soulager les symptômes de la dépression saisonnière et prendre soin de votre immunité dans l’article : Gestes simples contre la dépression saisonnière.